Attention, y'a une bête !

Publié le par Sabrina Richard Auteur

Je ne suis pas peureuse par nature… Mais bon, comme toutes les gonzesses, je ne raffole pas des petites bêtes qui s’incrustent dans mon appart, comme les abeilles, les guêpes ou les araignées.

Quand je croise un insecte j’ai plutôt tendance à faire appel à mon Homme qui, courageusement, se charge de choper l’intrus et de le balancer par la fenêtre pendant que moi, je suis partie me planquer dans la chambre, debout sur le lit.

Oui, j’ai dit que je n’étais pas peureuse par nature, mais que la nana qui n’a jamais poussé des cris stridents à la vue d’une araignée me lapide avec l’intégrale des bouquins de Sophie Kinsella !

Le hic, c’est que, des fois, mon cher et tendre mari n’est pas là… C’est ce qui m’est arrivé un soir d’été et il a fallu que j’affronte la bête ! En y repensant, j’en tremble encore…

***

J’étais seule ce soir-là, les gosses étaient couchés. Patô n’était pas encore né et mon homme était toujours au boulot, un projet de construction venant de lui tomber dessus, bref, j’étais seule et vulnérable sans preux chevalier pour me défendre en cas de problème.

Installée tranquillement sur mon canapé avec le chat sur les genoux, je matais un thriller à la télé lorsque mon regard a été attiré par un truc qui bougeait du côté de la fenêtre entrouverte du salon…

Là, juste au-dessus du rideau, y’avait un truc ÉNORME !

N’écoutant que mon courage, j’attrapais le chat et m’approchais tout doucement.

Oh la vache !

Et c’était le cas de le dire : j’avais devant moi une bestiole de plus de dix centimètres de long et quatre de large, avec des pattes tout partout et des drôles d’antennes ! J’avais jamais vu un machin pareil !

Ne voulant pas que Titi s’intéresse de trop près à la bestiole inconnue, je le posais à mes pieds. Il ne lui fallut pas plus de deux secondes pour comprendre que quelque chose se tramait et qu’il y avait sûrement matière à faire une connerie. C’est fou le sixième sens qu’ils ont les matous !

Il sauta sur le meuble placé sous la fenêtre et commença à vouloir escalader les rideaux.

Hop-là petit bonhomme !

Je le rattrapais, le sortais de la pièce et refermais la porte derrière lui, tout en gardant la bestiole en vue.

Le chat me fit comprendre par des miaulements à fendre l’âme qu’il n’appréciait pas des masses d’avoir été ainsi évincé de la mise à mort qui allait se jouer dans quelques instants…

Coup de bol, l’insecte n’avait pas bougé une antenne. Peut-être était-il adepte du « pour vivre heureux, vivons caché » ou alors il n’avait aucune conscience de ce qui allait lui tomber sur la tronche.

En trente secondes, et avec le plus de délicatesse possible malgré mes mains qui tremblaient, je retirais la tringle à rideaux pour pouvoir atteindre plus facilement ma proie.

Aaarrrggghhhh !

C’était encore plus moche vu de près !

Allez, courage ma fille !

Je retournais vers la table basse, attrapais un torchon dans une main, mon chausson dans l’autre et m’avançais vers la bête à pas de loup (j’aime bien cette expression) et clopin-clopant (ben oui, je ne porte qu’un chausson vu que l’autre va me servir à commettre un meurtre !).

Je calais bien ma main dans ma pantoufle et donnais un grand coup sur la tête du truc !

Vlan ! Dans ta face !

Il tomba sur mon meuble (beurk !), sans même agiter ses patounes.

Courageusement, je l’attrapais avec mon torchon et balançais le cadavre, même pas encore refroidi, par la fenêtre, que je refermais soigneusement pour éviter que d’autres bestioles ne puissent s’installer chez moi.

Pour me remettre de mes émotions, j’attrapais la bouteille de vin qui traînait sur la table et sifflais mon verre cul sec.

Encore toute remuée par ce que je venais de vivre, je fis un bond en entendant des grattements virulents derrière la porte du salon.

Merde ! Le chat !

J’ouvris à Titi, qui se rua dans la pièce et fonça vers la fenêtre, mais trop tard, le spectacle était terminé…

Ce n’est que le lendemain que j’allumais l’ordi pour faire des recherches sur la toile et essayer d’identifier l’insecte auquel j’avais été confrontée…

Vous me croyez si je vous dis que c’était une punaise d’eau géante ?

Véridique !

Bon, je ne sais pas comment elle avait fait pour atterrir chez moi, au quatrième étage de l’immeuble, surtout qu’il n’y a pas de plan d’eau dans le quartier… À moins qu’un de mes voisins ne s’amuse à élever des insectes géants dans son appart’ ? Il faudrait que je mène l’enquête…

Cela dit, après avoir entendu une histoire grosso modo similaire qui est arrivée à une de mes copines, je ne suis plus trop étonnée… Elle, ce n’était pas une punaise géante qui avait escaladé la façade de son immeuble et s’était planqué dans sa cuisine, mais un RAT !

***

Alors ? Elle vous a plu ma petite histoire ?

Oui ?

Ça tombe bien, j’en ai plein d’autres en réserve !

 

 

 

© Sabrina Richard – « Ma vie de femme presque parfaite »

 

 

Publié dans Là je flippe

Commenter cet article

Nina Padilha 05/04/2014 18:54

Mazette ! Un rat ? Sur le rideau ?
Quelle drôle d'idée il a eue...
Oser rentrer chez toi c'était déjà assez kamikaze de sa part.
Je plaisante, va !
Je me souviens de mon fils hurlant qu'il y avait un dinosaure sur son ordinateur.
Pfffffffffffffffffffffffff !
Un cricket. Tout frêle et apeuré.
Je l'ai remis en liberté sans l'amocher, pauvre petite chose...
Hi hi hi !

Sabrina Richard Auteur 07/04/2014 11:13

Hello Nina,
Tu as un peu tout mélangé lol Dans cette histoire c'est une punaise géante qui est rentrée chez Babeth et un rat chez une de ses amies ;-)
Et pour info, les anecdotes racontées dans ce roman ne sont pas toutes tirées de ma vie, certaines oui mais pas toutes.
Il s'agit d'un roman non d'une auto-bio ;-)
Excellent le coup du criquet lol Ton fils a beaucoup d'imagination ;-)
Bises

Céline Vivier 05/04/2014 18:19

Hihi j'en connais une c'est une souris qui lui a causé quelques frayeurs. Résultats des courses : un amoureux pour la vie et une sale bête tuée par la tapette de mon Papa.

Sabrina Richard Auteur 05/04/2014 18:23

Pauv' tite souris (j'adore les rongeurs)

Esmeria 05/04/2014 16:44

Beurk, déjà une punaise "banale" et je me transforme en hystérique mais là beurk !!! Tu m'a donné des frissons rien qu'à lire ton post :P

Sabrina Richard Auteur 05/04/2014 16:57

Heureuse d'avoir provoqué des frissons, ça prouve que c'était bien écrit ;-) Bisous Esmeria et merci pour ton commentaire <3

ninou 05/04/2014 16:42

je suis mdr, la ptit bete qui va manger la grosse, c'est si bien raconté, biz alexandra

Sabrina Richard Auteur 05/04/2014 16:56

Certes elle ne risquait pas de me bouffer, mais vu sa taille, j'ai cru à une punaise mutante lol