Faisons connaissance

Publié le par Sabrina Richard Auteur

Je ne suis pas ce que l’on appelle une mère parfaite. D’ailleurs, je n’aime pas ce mot. Il a sûrement été inventé par un homme pour faire culpabiliser sa femme de ne pas être à la hauteur de ses espérances…

Ce qui me caractérise ? Je n’ai pas la langue dans ma poche, je dis tout haut ce que beaucoup de gens n’osent même pas penser mais j’ai un cœur d’or, j’aime la vie et profiter de tout ce qu’elle peut m’offrir.

Au fait, moi, c’est Babeth, et ne vous avisez surtout pas de m’appeler Élisabeth, je déteste ce prénom.

J’ai quarante piges, deux gamins de quatre et sept ans, un chat, un chien et un mari.

Tout ce petit monde vit dans un appart’ à Paris, dans un quartier sympa, proche de tous commerces et écoles, avec le métro au pied de l’immeuble.

Plutôt cool non ?

Oui.

Mais vous avez une idée du prix au mètre carré ? Non ? Moi non plus… Cet appart’ est dans ma famille depuis bien avant ma naissance, donc pour le coup, c’est un sacré avantage.

Bon, bien sûr, quand les impôts locaux et fonciers pointent le bout de leur nez, ça fait quand même un peu mal, mais on n’est pas à plaindre.

Mon homme, Pierre, est architecte, ça paie plutôt bien, même si depuis le début de la Crise, les commandes sont moins nombreuses.

Et moi ? Ben, je suis écrivain, rien de bien exceptionnel. Je fais partie de ces gens pseudo intellectuels qui ont des idées sur tout et n’importe quoi et qui aiment laisser lesdites idées prendre forme et devenir des manuscrits. En plus, j’ai la chance de ne pas avoir à me prendre la tête pendant des heures, les mots viennent d’eux-mêmes, donc c’est plutôt cool.

Je ne vous cacherai pas que ça n’a pas toujours été facile et qu’au début j’ai ramé pour trouver un éditeur. Il y a encore quelques années j’étais totalement inconnue… alors que maintenant vous pouvez trouver mes bouquins dans la librairie au coin de votre rue ou même sur la banquise canadienne (si si, j’ai vérifié : un de mes lecteurs a acheté mon premier livre dans un « Bureau plus », j’ai d’ailleurs été voir sur le net ce que c’était comme boutique).

Quand j’ai commencé à écrire, je bossais comme assistante de direction pour la télé. Pas le meilleur job (en tous cas, pas celui de mes rêves), mais pas le plus mauvais non plus, surtout que la paie était bonne.

Le seul hic c’est que je ne supportais pas d’avoir un patron, même si c’était le plus gentil du monde.

Devoir composer chaque jour avec des ordres, des demandes, des requêtes… très peu pour moi. J’aspirais à plus de liberté.

Quand j’ai parlé à mon homme de mes projets littéraires, il m’a encouragé, et c’est le plus beau cadeau qu’il m’ait fait.

OK… je reformule : c’est le troisième plus beau cadeau en fait (ben oui, grâce à lui j’ai deux merveilleux enfants).

En parlant d’enfants, mes deux monstres s’appellent respectivement Cathy et Paul. Lui s’est l’ainé, tout le portrait de son père, les cheveux bruns en moins… Je ne sais pas quel miracle s’est produit, mais mon fils est roux, avec des taches de son sur le nez et les pommettes. Une bizarrerie génétique sans doute.

La petite dernière est châtain, comme moi, mais avec des anglaises (ça vient du côté de mon père, mes cousines en ont).

Le chat, ben, c’est un chat… Il s’appelle Titi, parce qu’il est parisien.

Oui, je sais, j’ai eu beaucoup d’imagination quand j'ai cherché comment l'appeler...

C’est un gentil matou, de race indéterminée, qui va sur ses douze ans.

Parlons maintenant du chien, Patô : placide, bonne bouille, la robe vaguement beige, c’est un labrador de trente kilos qui vient d’avoir un an. Je le trouve un peu gros, mais il parait que c’est normal. Je l’emmène courir tous les jours même quand il pleut ou qu’il fait moins dix dehors et il a l’air d’apprécier. Moi beaucoup moins… Quand il fait moins dix, j’ai pas trop envie de sortir, surtout pour regarder mon chien galoper partout, mais ça me fait faire de l’exercice vu que je le suis à vélo.

Vous pensez sûrement : c’est bien beau tout ça, mais c’est quoi l’histoire ? Elle veut en venir où ?

Je ne vais pas vous mentir et surtout vous faire fuir. Après tout, vous avez déjà lu un peu plus de deux pages et si vous êtes encore là c’est qu’il y a une raison…

Votre curiosité a été titillée, vous vous dites que mon style vous plait et que, pourquoi pas, vous aimeriez bien savoir ce qu’il se passe après ?

J’ai bon ?

Ou alors, le truc con auquel l’auteur pense rarement : en fait, il pleut des cordes dehors, alors vous vous êtes réfugié dans la première boutique venue, qui s’est avérée être une librairie. Vous avez flâné dans les rayons, et, par le plus grand des hasards, vos pas vous ont amené devant la table où était posé mon bouquin, la couverture vous a fait de l’œil et du coup vous avez lu le résumé.

Et là, maintenant, vous êtes piégés !

Vous avez envie d’en savoir plus !

Elle vous intrigue mon histoire… Ma petite famille toute gentille, le chat, le chien (j’étais sûre que le coup du labrador appelé Patô allait marcher), le boulot à la télé et tout le reste.

Allez, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps et je vais vous rassurer sur un point.

Non je ne vais pas vous raconter ma vie en long, en large et en travers, ça n’a pas vraiment d’intérêt et puis surtout, vous, vous en avez aussi une, de vie, vous n’avez pas besoin de connaître la mienne… Enfin, pas tous les petits détails.

Ce que je vais vous raconter, ce sont des anecdotes, des moments de mon quotidien qui sortent, un peu, ou beaucoup, de l’ordinaire. Des scènes de tous les jours, mais qui valent la peine d’être partagées avec vous.

C’est sûr que je ne vais pas vous parler de la première fois où Cathy a fait pipi sur le pot et que, pleine de fierté, elle a déboulé dans le salon (où je recevais mon éditeur), la culotte sur les chevilles en me disant : « Pipi pot, mama, pipi pot ! ».

Ça n’aurait aucun intérêt…

Et puis surtout je n’ai pas trop envie que ma gosse me fasse un procès, une fois adulte, pour cause de déballage de sa vie très intime en public.

J’vais vous raconter des trucs plus marrants, ou même, carrément flippants.

Ça ne vous intéresse pas ?

Dommage pour vous…

Mais au fait, regardez dehors. La pluie s’est arrêtée, vous allez donc pouvoir reposer mon livre, sortir de la librairie et reprendre le cours normal de votre vie. En plus, grâce à votre geste altruiste (celui de ne pas repartir avec mon bouquin), vous laissez ainsi l’opportunité à quelqu’un d’autre de découvrir mes petites anecdotes, et ça, comme le dit la pub, ça n’a pas de prix.

Allez, je clos le Prologue, il est temps d’attaquer les choses sérieuses.

Et pour ceux qui veulent tenter l’aventure, je vous souhaite une bonne lecture et vous remercie de m’accompagner au fil des pages.

 

 

© Sabrina Richard – « Ma vie de femme presque parfaite »

 

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Commenter cet article

ninou 30/03/2014 11:53

Sympa

Sabrina Richard Auteur 31/03/2014 10:27

Merci Ninou ;-)

Delcros-Bohrt Cathy 29/03/2014 17:58

Génial ! J'ai hâte d'en savoir plus sur les aventures de cette bien sympathique petite famille !!!!

Sabrina Richard Auteur 29/03/2014 19:15

Merci Cathy pour ta visite ;-)
Je te donne rendez-vous samedi prochain pour une nouvelle anecdote.
Bisous

Nina Padilha 29/03/2014 15:38

Merci pour le coup de projecteur !
Mazette ! Je suis flattée !

Sabrina Richard Auteur 29/03/2014 15:43

Quand j'aime, je le dis et je partage l'info ;-)

Nina Padilha 29/03/2014 13:42

Enchantée...
Moi c'est Nina, poète agathoise aux rimes... disons... fantasques.
Eh oui ! Beaucoup de vers s'en vont à cloche-pied !
Mais ce n'est pas grave : c'est comme ça que je respire...
Bisous !

Sabrina Richard Auteur 29/03/2014 15:32

Coucou Nina,
Merci pour ta visite et ton message ;-)
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